Lors de la dernière session en ligne sur le besoin de contrôle que l’on a dans notre vie, je faisais part de ce que j’aimerais vraiment vivre avec mes juments.
Nous relevions également les comparaisons notamment dans les écuries, et il est effrayant de voir à quel point nous manquons cruellement d’empathie envers nous-même.

Les grandes ballades en pleine forêt c’est ce qui a nourrit mon enfance équestre.

Marcher, sentir, prendre le temps, se taire et avancer. En somme, des sorties qui m’ont énormément apaisé et que je pense m’ont beaucoup aidé tout au long de mon adolescence.

Moi, mon kiff ce serait de partir pour des randonnées de plusieurs semaines en pleine nature avec mes juments. Mais avant d’en arriver là, il y a un boulot monstrueux. Parfois je me décourage vraiment car ça me parait inaccessible..

Et si encore ce boulot se contentait d’être « juste » le travail équestre de préparation ce serait déjà pas mal, mais je fais partie de ces personnes qui pensent que si on veut poser de saines bases avec ses chevaux c’est d’abord avec soi-même que ces bases doivent être solides. Pour moi, l’un ne va pas sans l’autre. Le cheminement à faire en moi, pour me sentir en sécurité, moins dans le contrôle plus dans la confiance est indispensable.

Confiance en moi, en ce chemin, alors je pourrais espérer insuffler chez mes juments une energie de confiance profonde en ce tout qui est la vie.

C’est alors que je réfléchis à un plan d’action. Dessiner un plan d’action ne doit pas venir me pourrir la vie. Les attentes de résultats sont les spécialités empoisonnées des contrôlants-es.

Je ne sais pas si vous avez vu le film « Rosy » de Marine qui apprend qu’elle atteinte de sclérose en plaque a 20 ans. Elle se met en colère contre les docteurs qui ne l’écoutent pas leur dit  » vous ne me connaissez pas !!! » en sortant elle se dit  » mais est-ce que moi, je me connais ? comment je peux demander aux autres de me connaitre si je ne me connais pas moi-même ? »

Révélation, elle part pour 9 mois sur les routes seule avec un sac à dos pour se découvrir. Je trouve cela grandiose de trouver une telle force intérieure.

Partir 9 mois n’est pas la recette de tous, c’est à chacun trouver sa propre recette, ce n’est pas une compétition de la meilleure recette et celui ou celle qui aura la plus extrême…

Mais je ne peux pas espérer que mes juments me fassent confiance si je ne fais même pas confiance à moi-même, si je ne fais pas confiance en la vie.

Alors avant de viser de partir des semaines dans la pampa avec deux juments vertes fluo dans le travail, je vais déjà commencer par faire connaissance avec moi-même et viser le bas de la montage, sans rien attendre si ce n’est me rencontrer…peut être que je vais donc préparer mon sac à dos..

Et vous, quelle est votre montagne ? quelle est votre recette ? 😉

Belle journée à vous

Comments are closed