Lorsque l’on fait appel à un comportementaliste équin, on a souvent déjà essayé plein de choses. C’est en général le dernier recours vers lequel on se tourne.
Souvent, lorsqu’on appelle un praticien, le cheval vit déjà depuis plusieurs années un déséquilibre psychique, un mal-être interne qui lui fait avoir des comportements non désirés ou déclenche des troubles du comportement. Parfois, le propriétaire ne se rend pas compte que cela dure depuis bien longtemps et qu’un événement de trop va déclencher un comportement non désiré plus visible qui tirera la sonnette d’alarme. C’est donc un schéma qui s’auto-nourrit et qui se renforce au fur et à mesure que le temps passe surtout si l’expérience qu’appréhende et met en inconfort le cheval est en plus répétée.
Je pense qu’il est essentiel d’intégrer cette info lorsque vous appelez un praticien en comportement équin. Pourquoi ?
parce que les expériences de vie de votre cheval ont gravé un (ou des) schéma comportemental (qui vous pose problème) dans sa mémoire et qu’il est donc important de comprendre que pour lui, son/ses comportement(s) est/sont toujours justifié(s)
parce que vous ne pouvez pas exiger de votre cheval (ni du praticien d’ailleurs) que du jour au lendemain en une séance tout change pour le mieux, car pour remplacer un schéma gravé dans la mémoire et bien, il faut en créer un autre pour le remplacer. On ne passera donc pas par une superposition de couches de conditionnement, on travaillera sur la réécriture d’un nouveau schéma de la mémoire ; en cela, il faudra un peu de temps. Essayez de changer une grande habitude que vous avez (ou pire un trauma), et vous verrez que cela ne vous prendra pas que 24h ![]()
mais aussi et surtout (ce qui rejoint et complète ma vidéo d’hier) intégrer ces infos vous poussera probablement à embrasser une autre façon de voir le cheval, bousculera peut-être vos croyances équestres. Changer de lunettes pour regarder sous un autre angle la communication avec lui et oser lui laisser pleinement la parole même si, ce qu’il nous dit, nous est inconfortable.
Cela demande une grande humilité, empathie pour son cheval (et pour vous-même), une curiosité et une soif de compréhension.
enfin, intégrer qu’un praticien qui fait bien son boulot, a, à mon sens, une empathie et un respect pour tout ce que le propriétaire a essayé de mettre en place pour son cheval, qu’il n’est pas là pour vous juger et que donc vous pouvez faire pleinement preuve de VULNÉRABILITÉ
dans votre incapacité POUR LE MOMENT, de ne pas faire avancer les choses favorablement.

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