Aujourd’hui, j’ai envie de parler de culpabilité du propriétaire.
On voit beaucoup de contenus sur la “gestion” des émotions, affirmant que les réactions de notre cheval découlent des émotions que nous émettons, et qu’il nous revient donc de les maîtriser pour que tout se déroule au mieux.
On sait, avec les recherches faites notamment par Lea Lansade, que le cheval réagit aux expressions des émotions des personnes qui l’entourent, mais je trouve que l’on peut, en tant que propriétaire, tout porter sur ses épaules en oubliant que son cheval a aussi un passif.
Oui, nous avons du boulot à faire sur nous lorsque nous sommes propriétaire de chevaux, c’est exigent et il faut être prêt à s’y atteler (sans jeu de mots ahaha) aussi notre capacité de réflexion, que les chevaux n’ont pas, nous renvoie effectivement vers notre responsabilité, mais votre cheval a aussi son propre passé.
La vie de notre cheval est composée de mille et une situations, parfois certaines qu’on ne soupçonne même pas peut avoir un impact sur son état d’être. Croire que tout vient de vous et uniquement de vous, serait penser que vous êtes le nombril du monde de votre cheval et ce n’est pas le cas dieu merci !!
Je crois qu’il est important, comme pour tout, de ne pas partir dans les extrêmes. Je pense vraiment que les cavaliers tâchent de faire de leur mieux avec leurs connaissances du moment et leur niveau de conscience du moment. Je parle de ceux qui font l’effort de comprendre, de se réajuster, car à l’heure où l’information noie les réseaux, il est très compliqué de se déresponsabiliser, on disant qu’on ne savait pas.
Ainsi, face à un problème de comportement avec mon cheval, après avoir examiné les potentielles causes de mon côté, il est essentiel de considérer le cheval dans sa globalité — son vécu, son caractère. Cela permet d’éviter l’autoflagellation et de trouver un équilibre plus favorable à l’amélioration de la situation.

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