# Pas de réponse
Dans le monde éducatif dans lequel j’ai beaucoup donné, notamment sur l’éducation alternative, j’entendais (et je valide.) “ lorsque cela ne se passe pas bien avec l’enfant, c’est toujours de la faute de l’enfant, mais jamais celle de notre système éducatif. “
Nous pourrions calquer cette remarque aux chevaux.
Lorsqu’il y a des difficultés comportementales avec un cheval notamment au travail, en tant que propriétaire, on va chercher des solutions, des réponses. On sera plus ou moins entouré et cet entourage ne sera pas forcément en mesure de trouver des solutions/réponses, et c’est ok.
Il arrive que parfois rien ne fonctionne et l’accident arrive où l’on peut en arriver à penser qu’il faut se débarrasser du cheval, car “rien ne fonctionne”, c’est peine perdue. Ce cheval arrivera dans une nouvelle famille qui fera probablement le même processus, ou pire, il finira là d’où on ne revient jamais…
Autrement dit, et de façon très claire, parfois quand il y a un problème, c’est trop souvent la faute du cheval et trop rarement de celle de l’approche qu’on lui propose.
Je crois qu’il est important de toujours garder une partie humble et vulnérable en nous, en se disant qu’il possible qu’on ne sache pas quel est le bon chemin pour CE cheval CE jour. Ce n’est pas parce qu’on ne trouve pas de réponse à une problématique que cette réponse n’existe pas.
Et c’est complètement “ok” de ne pas y arriver. Je ne trouve rien de plus beau chez une personne qui admet toute sa vulnérabilité a juste ne pas savoir comment s’y prendre. Ça fait de nous des êtres sensibles, vulnérables, humbles et humain, et surtout, cela permet peut-être, d’ouvrir d’autres portes pour le propriétaire en lui donnant des idées de pistes à explorer plutôt que d’expulser le dossier du cheval trop compliqué. Cela donne une chance à ce cheval “compliqué” d’être entendu et peut être compris.

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