L’autre jour j’écoutais une Lakota parler de la vision qu’a son peuple sur le peuple des chevaux.
J’ai beaucoup aimé sa façon de mettre en lumière les incohérences de notre culture européenne.
Elle n’était pas du tout dans le reproche, juste dans la constatation des faits.

Les lakotas m’ont toujours attirés depuis petite, j’en avais même commencé l’apprentissage de la langue 😀 (à fond la fille ) mais j’ai compris beaucoup de choses par la suite, et cela fait totalement sens, il y a des signes qui ne trompent pas 🙂

Elle parlait notamment de l’équitéhrapie-equicoaching assistée par les chevaux, puisque c’est « Cheval en conscience » qui a organisé cette belle rencontre et on remercie Sylvain au passage… 

L’incohérence d’enfermer des chevaux dans des prés minuscules ( ce qui parfois nous semble immense est en fait minus à l’échelle des besoins des chevaux);  le couper de ses congénères et lui demander ensuite de venir nous « soigner ». 

Bien sûr de plus en plus de personnes sont sensibles au bien être des chevaux, et au fait de répondre à leurs besoins, mais il reste toujours des personnes, comme le dit Andy B, inconsciemment inconscientes..ou ceux, comme moi, qui font de leur mieux mais qui n’ont pas non plus 10 hectares de terre…

Permettre de très grands espaces, mettre les chevaux en troupeau avec un étalon avec ses juments, un étalon à qui on nous n’avons pas supprimé les parties parce qu’on ne veut pas qu’il « soit lui-même ». 

On peut heureusement retrouver cette configuration aujourd’hui dans certains élevage et c’est super. 

Mais  le propriétaire lambda va avoir un cheval ou deux (comme moi) n’aura pas forcement suffisamment de terre ou choisira parfois par défaut ou inconscience l’écurie la plus proche qui parque les chevaux sur 2000M2 tous séparés les uns des autres par un fil électrique qui empêchera tout tissage de liens…


Le tableau n’est pas super beau effectivement quand on le regarde comme ça…

Ça pique toujours un peu quand une personne avec le coeur ouvert, met le projecteur sur nos incohérences et notre égos sortira l’artillerie lourdes pour se déculpabiliser.

Pourquoi je fais ce post ? Non pas pour culpabiliser les gens, ni moi-même d’ailleurs, mais j’aime tellement profondément ce qui est authentique, et j’aime me dire que malgré tous mes efforts et bien oui, mes juments n’ont pas ( encore) le cadre idéal. J’aime penser qu’il est toujours possible d’améliorer les choses, que rien est figé et que tout est en mouvement pour peu qu’on s’en donne la peine. J’aime me remettre en question, et essayer de lever les voiles qu’on se met tellement facilement sur une vision idéale, en se disant qu’en fait tout va bien. En bref, j’aime être critique au profit de l’amélioration.

Et je crois qu’elle a souligné un point essentiel…notre culture européenne s’est complètement perdue et c’est pourquoi de plus en plus de gens sont attirés par la philosophie amérindienne. 

Malgré leurs grandes difficultés et conditions de vie très loin de faire rêver pour certaines tribus, ils ont, au fond, tâché de garder ces valeurs de respect du vivant et ne pas imposer ce qui les satisfait eux sans se demander si le cheval sera heureux de vivre tel ou tel exo, telle ou telle saillie, telle ou telle activités….ce qui nous attire chez les amérindiens c’est cette connexion à la nature que nous avons trop perdu…

Comme elle le dit, les chevaux sont et méritent tellement mieux que ça….

Alors soyons humbles, remettons nous en question et soyons créatifs pour faire encore mieux et surtout ouvrir les consciences 🙂 <3 

Belle journée

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