Ce matin je discutais avec ma belle-sœur après avoir fait une sortie avec les juments.
Elle me racontait que lorsqu’elle travaillait en écurie, elle arrivait à faire des choses avec des chevaux qui soi-disant étaient problématique d’après le propriétaire sur certains points.
Par exemple, la jument qu’elle avait pris en demi-pension ne marchait soi-disant jamais en tête en balade.
Lorsque ma belle-sœur a pris la jument pour partir en balade,elle n’a pas eu de problème pour aller en tête.
Pareil pour un étalon qui était soi-disant ingérable de mener un point A un point B. C’est pourtant une chose qu’elle a réussi à faire, certes avec une certaine gestion, mais malgré tout faisable.
Ce matin lorsque nous sommes parties, je dis à ma belle-sœur « je vais prendre Dakota, car elle est du genre à être sur l’oeil et peut bondir ou m’embarquer à tout moment. »
Nous avons fait la balade, les juments ont été hyper cool, tout s’est passé dans la détente quasi absolue.
Dans notre conversation, je lui dis qu’à mon sens, si elle est arrivée à faire ces choses avec ces chevaux, c’est qu’elle avait zéro historique avec ces derniers, la page était vierge et la porte était ouverte pour faire connaissance. Elle n’avait pas faire de projection de ses propres peurs sur tel cheval ou tel cheval.
En d’autres termes, elle s’était donné la possibilité de découvrir leur façon d’être en étant dans l’action puisque c’est ainsi que l’on fait le plus connaissance à mon sens.
Je pense que l’on peut très facilement projeter des « peurs fantasmes » sur nos chevaux qui nous empêche de faire des choses, croyant que le cheval va réagir de telle ou de telle façon, ce qui nous paralyse totalement dans la progression de notre relation avec eux.
À force de me dire que ma jument est sur l’œil, je sors un minimum, je prends pas de risque, j’explore peu, je n’affine pas ma connaissance de ses réactions, je n’autorise pas une progression, je securise trop.
L’inverse n’est pas de dire qu’il faut prendre des risques de façon déraisonnable, mais de ne pas partir dans l’extrême inverse et de sécuriser tellement qu’on en vient à ne plus rien faire du tout.
Belle journée

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